December 2, 2005.
This weekend in Bamako, Mali, Jacques Rene Chirac, the man who in the French city of Orleans in 1991 complained loudly about the "stench" and "noise" of Africans in the French suburbs, the man who will later on in Abidjan postulate that Africans are not mature enough for democracy and should only worry about feeding themselves and getting access to medication, the genius who last year in Dakar spoke proudly of his perfect understanding of the soul and mentality of West Africans, will be presiding over the so called France-Africa summit far away from the hostilty of African descendants in his backyard.
Tagging along will probably be the "leaders" of some of the most hopeless, impoverished and repressed people of the world. The African leaders of Françafrique: Gabon's Omar Bongo Ondimba, 38 years in power and recently elected to 7 more; La Republique du Cameroun's Dr. Paul Biya, 23 years in power and counting; Burkina Faso's Blaise Campoare, 18 years in power and counting: Chad's Idriss Deby, 13 years in power and counting; Congo-Brazaville's Sassou Nguesso, on and off power for over 15 years, and counting.
Boy, will it be fun times in Bamako. The ultimate chief, Jacques Rene Chirac and his negroid petainiste sub-chiefs flown in from their jungle palaces surrounded by poverty, misery, disease and death; rambling in the language of death - French - while sipping the finest French champagnes and cheeses flown in from the metropolitan centre of the French universe, Paris. One thing we are sure they won't discuss will be the UNDP Development Indices that shows their countries at the bottom in virtually all categories: infant mortality rates, life-expectancy, access to clean water, political freedoms etc. etc. Indices that in one such summit (The Francophonie summit) of Gaullist emanate, the then simply named Omar Bongo had proposed that they scrap and replace it with one of a francophonic slant.
It will be fun times in Bamako this weekend, and a little anti-summit, as reported below by LIBERATION will certainly go unnoticed by Son Excellence, Monsieur Chirac and his boys.
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Bamako dénonce l'expo coloniale
Contre-sommet très critique pour la politique française en Afrique.
Par Thomas HOFNUNG
Vendredi 02 décembre 2005
Bamako envoyé spécial
Qui dit sommet dit contre-sommet. La XXIIIe réunion Afrique-France organisée dans la capitale malienne en présence de Jacques Chirac et d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement du continent a été précédée par celle des détracteurs de la politique française en Afrique. Une première pour un collectif d'associations africaines et françaises : en 1994, en 1998 et en 2003, des «contre-sommets» avaient bien été organisés, mais dans l'Hexagone. «Ce n'est pas un hasard si nous avons tenu cette réunion à Bamako, confie l'un des participants. Le Mali est l'une des rares démocraties dignes de ce nom sur le continent.»
Péjoratif. Durant deux jours, à la Maison des jeunes de Bamako, des intervenants tchadiens, maliens, burkinabé, sénégalais et français ont dénoncé, in situ, des turpitudes supposées ou réelles de la «Françafrique». Un néologisme inventé dans les années 70 par l'ancien président ivoirien Houphouët-Boigny pour décrire les liens étroits entre Paris et ses ex-colonies, puis rendu aussi célèbre que péjoratif par François-Xavier Verschave, ex-président de l'ONG Survie, récemment décédé. Odile Tobner, qui lui a succédé, a dressé à Bamako un bilan catastrophique de l'action de Paris en Afrique : «La coopération entre la France et le continent s'apparente à celle du cavalier et du cheval. Depuis les indépendances, les gouvernements français successifs ont constamment cherché à étouffer tout ce qu'il y avait de vigoureux et de constructif en Afrique.»
A entendre la plupart des participants, la France conserverait intacte sa «capacité de nuisance». «C'est Paris qui fait et défait les régimes au Tchad en fonction de ses intérêts du moment», déclare le président de la Ligue tchadienne des droits de l'homme, Massalbaye Tenebaye. Un journaliste malien, Mohamed Tabouré, assure pour sa part que la France n'aurait renoncé en rien à ses visées «impérialistes». Même les difficultés de l'ex-puissance coloniale en Côte-d'Ivoire sont balayées d'un revers de main : «C'est Paris qui a prolongé le mandat de Gbagbo à la tête du pays pour un an afin de mieux préserver ses intérêts», juge-t-il.
Parmi les détracteurs de la Françafrique, des voix discordantes se font entendre. «C'est la fin d'une époque : sur le plan économique, la Banque mondiale et le FMI sont aux manettes, dit Yves Barrère, du Centre de recherche et d'information sur le développement. La France n'a plus d'autonomie, mais s'inscrit dans la même logique néolibérale.»
Résistance. Malgré un public restreint, ce sommet «alternatif et citoyen» a sans doute atteint ses buts. Portée par des militants associatifs maliens, la réunion a permis de dénoncer l'existence de ces sommets entre chefs, une «nouvelle forme d'exposition coloniale», selon un participant.
© Libération

